2010: UNE ANNEE DEDIEE A LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET L'EXCLUSION SOCIALE DANS L’UE

17/06/2008: Le 17 juin 2008, à Strasbourg, le Parlement européen a adopté en session plénière, en grande majorité, le rapport de la députée grecque du Parti Populaire Européen, Marie Panayotopoulos-Cassiotou, établissant l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale pour l’année 2010.

Cette décision, prise en réaction au constat tragique que 78 millions de citoyens européens vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté, vise à sensibiliser l’opinion publique quant à l’étendue de la pauvreté et l’ampleur de l'exclusion sociale en Europe et leurs conséquences, sur le développement économique et social équilibré de la société.

L'objectif premier de la consécration d’une Année européenne contre la pauvreté et l'exclusion sociale est de rappeler l'attachement de l'UE à la solidarité et la justice sociale en tant que buts essentiels de l'UE pour éliminer totalement la pauvreté. Pour cette entreprise majeure d’éveil des consciences et de coopération politique en faveur des citoyens les plus démunis et isolés, il a été alloué un budget de 17 millions d’euros, somme représentant le financement le plus important jamais accordé à un tel projet.

Le rapport de Mme Panayotopoulos-Cassiotou ainsi adopté est venu compléter la proposition initiale de la Commission européenne, en introduisant notamment les points suivants:
  • Association de l'Année européenne aux Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations-Unies, et particulièrement à la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (17 octobre).
  • Développement de l'aspect pluridimensionnel de la pauvreté et de l'exclusion sociale à travers une définition plus large des groupes concernés (cas d’abandon scolaire précoce, chômeurs de longue durée etc.).
  • Encouragement de la mise en place d’actions au niveau national, régional et local afin d'atteindre les objectifs fixés par l'Année européenne.
  • Association des programmes d'accès à l'éducation, d'éducation tout au long de la vie, et des systèmes de protection sociale et des services de santé et de logement, ainsi qu’incitation à la participation active à la vie culturelle et politique.
  • Nécessité de la mise en œuvre efficace de la législation communautaire relative à l'égalité de traitement et la non-discrimination.
  • Octroi d’une attention particulière à la garantie du bien-être des enfants et des conditions de vie décentes pour tous.
  • Lien et rapprochement plus conséquent avec les Années européennes précédentes (comme, par exemple, l’Année 2007 de l’égalité des chances pour tous et l’Année 2008 du dialogue interculturel).

A la suite de l'issue positive du vote de son rapport, la députée grecque a déclaré que "grâce à l'accord trouvé entre les institutions de l'UE, nous avons réussi à planifier de manière immédiate (pour 2009) les activités de l'Année européenne. Le groupe politique PPE-DE, promouvant la solidarité comme l'un de ses objectifs principaux, encourage toujours l'adoption de mesures adaptées à favoriser une meilleure cohésion sociale".

Notons qu'en 2006, 16% (78 millions) de la population de l'UE des 25 vivaient en-dessous du seuil de pauvreté. En 2000, 40 millions de citoyens de l'UE des 25 (soit 9% du total de la population) étaient confrontés à des problèmes récurrents de pauvreté. Aussi, en 2005, 19% des enfants de l'UE des 25 (soit 19 millions) vivaient dans des conditions précaires.